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Rencontre de la 4ACG avec les étudiants de l’École des Hautes Études Internationales et Politiques (HEIP)

mardi 4 février 2025, par Gérard C , Michel Berthélemy

Christian Travers et Stanislas Hutin ont débattu le 30 janvier, au sein de leur école, avec une vingtaine d’étudiant·e·s très motivé·e·s par des sujets pourtant ardus : sciences politiques et relations internationales, en passant par le développement durable, la géopolitique ou encore le droit public et international…

Ces étudiant·e·s ont créé à l’intérieur même de l’établissement une association qui a pour objet d’approfondir les possibilités d’interventions humanitaires. Par une recherche sur internet, ils ont pu ainsi rencontrer la 4ACG. Les échanges ont été riches, préparés par un questionnaire préalable à la rencontre, dont voici les principaux thèmes :

– Que faisiez-vous avant la guerre ?
– Quel âge aviez-vous lorsque vous avez été appelés en Algérie ?
– À cette époque que pensiez-vous de ce qu’on appelait les « événements » d’Algérie ? Et quelle était l’opinion générale ?
– La loi du 30 novembre 1950 fixait, à l’époque, la durée du service militaire à 18 mois. Mais pendant la guerre d’Algérie, le maintien sous les drapeaux a pu durer jusqu’à 30 mois. Comment cela a pu être justifié par le gouvernement français ?
– Quelles difficultés avez-vous endurées face à la politique de répression et de torture que le pouvoir militaire français prêchait ? Était-il possible de défendre les droits de l’Homme alors même que vous étiez obligés d’obéir à vos supérieurs ?
– Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de rébellion organisée contre les chefs militaires français ? Cette rébellion présentait-elle des risques ? (menace des généraux de l’OAS, etc.)
– Qu’avez-vous ressenti à la fin de la guerre et à la nouvelle d’un retour en France ?
– A la fin de la guerre et dans les années qui suivirent la guerre d’Algérie, le rôle d’une France colonisatrice et violente a été tabou. Comment avez-vous évolué au sein de cela ? (Était-il facile de taire ce que vous aviez pu vivre ou fallait-il en parler ?)
– Face à la résurgence des thèses extrémistes, comment mettre en lumière la vérité, tout en promouvant la paix ?
– Pouvez-vous nous expliquer quels projets vous mettez en œuvre, autre que le témoignage et le devoir de mémoire ?
– Aujourd’hui, l’Algérie a connu une détérioration dans son respect des droits de l’Homme, notamment en mettant en place une répression forte face à des manifestations pacifiques en faveur de l’État de droit comme avec le mouvement du Hirak entre 2019 et 2021. De plus les relations franco-algériennes se sont un peu détériorées ces dernières années. Que faire face à cela ?

Autant de questions qui auraient pu être développées au-delà des deux heures qui nous étaient imparties. Merci aux étudiant.e.s de l’HEIP et à Léonie Charbonnier qui nous a permis de les rencontrer !

Hautes Études Internationales et Politiques

G C

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