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Que faire de la statue du sergent Blandan à Nancy ? Le fantôme colonial de mon père

lundi 20 juillet 2026, par Gérard C

Par Dorothée Myriam Kellou

Proposé par Bernard Bessac

Pages 211 à 216

Décentrer les regards
Mondes & Migrations
2026/3

Cairn.info

Le 7 juin 2020, la statue d’Edward Colston, marchand d’esclaves britannique, tombe dans le port de Bristol lors d’un rassemblement Black Lives Matter. Elle est ensuite exposée couchée au musée de la ville : une manière de renverser la perspective et d’obliger le visiteur à regarder en face l’histoire de l’esclavage [1].

En France, le président Emmanuel Macron déclare : « La République n’effacera aucune trace et ne déboulonnera pas de statues. » Pourtant, la question demeure : que faire de ces monuments hérités d’un imaginaire colonial ? Comme le rappelle l’historien Emmanuel Fureix, « une statue n’est pas un livre d’histoire, c’est une trace de gloire ». Ce paysage statuaire, ajoute-t-il, correspond « à une vision de l’histoire et du grand homme qui n’est plus la nôtre [2] ».

Blandan, un sergent héroïsé de la conquête coloniale

À Nancy, le débat prend corps autour de la statue du sergent Jean-Pierre Hippolyte Blandan (1819-1842), figure militaire associée à la conquête de l’Algérie et au général Bugeaud, qui met en place à partir des années 1840 une politique de la « terre brûlée » fondée sur les enfumades, les razzias et les déplacements forcés de populations [3].

Le 11 avril 1842, Blandan conduit une vingtaine d’hommes entre Boufarik et Blida lorsqu’ils sont attaqués par environ deux cents cavaliers algériens. Il refuse de se rendre et est mortellement blessé [4]. Sa mort, interprétée comme sacrificielle par le général Bugeaud, nourrit une abondante propagande coloniale.

En 1887, une statue en bronze est érigée en son honneur à Boufarik. Dans la presse de l’époque, on le célèbre comme un « glorieux sergent », et un chant dramatique lui est même dédié : « Vaincre ou mourir, vaincre ou mourir en combattant [5] ». L’histoire officielle ne raconte pas la mobilisation des combattants locaux regroupés autour du cheikh Badaoui, figure de la résistance dans la région de Boufarik. Leur mémoire circule principalement à travers leurs descendants [6]. L’œuvre en bronze, haute de 3,35 mètres, est l’une des plus coûteuses de la statuaire coloniale : 66 000 francs de l’époque (environ 600 000 euros de 2015 [7]. Blandan y apparaît baïonnette à l’épaule, conduisant au combat. Le socle renferme les ossements du sergent et de ses hommes.

La statue du sergent Blandan à Nancy.
© Camille Millerand.

Boufarik, terre d’oranges et de silences

Quand mon père, Malek Kellou, se rend de son village kabyle à Alger, en passant par Boufarik, la ville porte encore l’empreinte coloniale. Boufarik s’est développée sur un territoire longtemps marécageux, asséché et transformé en zone agricole au XIXe siècle. Avant la colonisation, un marché hebdomadaire y rassemble déjà les villages alentour, et l’endroit sert de point de passage pour les résistants à l’occupation française dans la région [8].

Mon père se souvient surtout de ses haltes avec sa mère pour acheter des oranges au carrefour où se dresse la statue de Blandan. La première fois qu’il la voit, en pleine guerre d’indépendance, il est tétanisé. On ne représentait pas l’humain dans sa culture. L’enfant voit un revenant, un spectre menaçant.

— « Qui est ce soldat ? », demande-t-il.

— « Mange ton orange et tais-toi », répond sa mère.

Ce silence n’est pas seulement une injonction : c’est une stratégie de survie. Comme on dit alors : « l’aiguille et le fil » – motus et bouche cousue.

Mon père garde cette peur en lui. Quarante ans plus tard, à Nancy, où il s’est installé dans les années 1980, il retrouve la statue. « Blandan est mon fantôme », dit-il. Elle cristallise une peur diffuse qui le suit des montagnes de Kabylie aux rues de Lorraine. Blandan, pour lui, incarne « tous ceux qui nous empêchent de vivre dignement [9] ».

Blandan, statue errante

À partir de 1840, la France coloniale entre dans ce que la chercheuse Zeynep Çelik appelle la « statuomanie » : une frénésie d’érection de statues dans les colonies, destinées à imposer la présence française dans l’espace public [10]. À la veille de l’indépendance algérienne, l’armée française recense 95 statues, 12 bustes et 7 stèles à « rapatrier [11] ».

Blandan fait partie de ce mouvement. Après l’indépendance de 1962, sa statue est déboulonnée à Boufarik, où elle porte encore les traces de dégradations : plusieurs visages sculptés sur les hauts-reliefs sont effacés. La statue est transportée à Nancy comme d’autres monuments coloniaux. « Elle est arrivée comme un immigré », dit mon père, ironique. Puis il poursuit : « Blandan est une statue errante. Comme nous, il cherche son socle [12]. »

La statue est d’abord installée dans la caserne Thiry, où est basé le 26e Régiment d’infanterie, celui de Blandan. Elle est inaugurée en 1963 en présence du ministre de la Défense, Pierre Messmer, et du général Massu, figure de la bataille d’Alger, plus justement appelée « la grande répression » d’Alger. En 1990, elle est déplacée une nouvelle fois : elle rejoint la place de Padoue, près de Vandœuvre-lès-Nancy, commune populaire où se croisent plus de quatre-vingt-dix nationalités [13]. Les cendres du sergent, retrouvées dans le socle d’origine, sont transférées au cimetière du Sud, où mon père a – ironie de l’histoire – décidé d’être enterré.

Le retour du refoulé

Faut-il déboulonner cette statue ? À Nancy, la question ne circule que marginalement : un article sur le site libertaire Manif-Est.Info évoque le sujet en 2022. À Lyon, en revanche, où se trouve une autre statue du sergent, les élus du 1er arrondissement débattent en 2024 : ils refusent de la retirer mais proposent une plaque explicative [14].

Lorsque je demande à mon père s’il souhaite voir disparaître « son » fantôme, il secoue la tête :

« — Pourquoi l’enlever ? Qu’elle serve plutôt de support de mémoire. »

Sa réponse me surprend. Je pensais qu’il voudrait s’en débarrasser. Mais sans cette statue croisée à Nancy, aurais-je eu accès à la mémoire qu’il avait enfouie ?

J’ai grandi avec son silence. Il a vécu en France trente ans avant de pouvoir exprimer ce que cette statue a réveillé en lui. En 2009, il me confie un projet de film, Lettre à mes filles, où il tente d’expliquer son arrachement, son incapacité à transmettre sa langue maternelle et son histoire. Pendant longtemps, il évite tout ce qui pourrait bouleverser sa nouvelle vie en France.

Puis vient ce matin de 1990 où, en allant réaliser une émission à FR3, il aperçoit la statue que la ville vient de réériger. Il reste figé. « La mémoire de son enfance le percute de plein fouet », écrit-il dans Lettre à mes filles. Les images reviennent : la séparation d’avec sa mère, l’odeur du napalm, la peur. « Le destin me rattrape », écrit-il. Il me racontera son histoire, celle de son village, de tout un peuple. En son cœur : les regroupements de populations [15].

Les regroupements de populations : une histoire enfouie

Pendant la guerre d’indépendance, l’armée française déplace de force massivement les populations algériennes des zones rurales pour couper le Front de libération nationale (FLN) de son soutien. En 1962, plus de 2 350 000 Algériens vivent dans ces camps ou des villages placés sous surveillance militaire française, auxquels s’ajoutent 1 175 000 personnes contraintes de fuir leur lieu d’habitation [16].

Cette histoire, longtemps tue, me conduit avec mon père à Mansourah, son village natal. Il n’y était pas retourné depuis cinquante ans. De ce voyage naissent un film (À Mansourah, tu nous as séparés, 2019), un podcast (L’Algérie des camps, France Culture, 2020) et un livre (Nancy-Kabylie, Grasset, 2023). Ce travail, et l’intérêt qu’il suscite, redonne à mon père l’élan de créer. Il réalise Mange ton orange et tais-toi !, où il affronte enfin ce fantôme. Mais l’œuvre, réalisée avec le professeur Étienne Augris, qui travaille avec ses élèves sur les traces coloniales dans la ville, peine à être financée et diffusée. Cette difficulté interroge : comment faire entendre en France les voix des anciens colonisés, encore marginalisées ?

Une dynamique collective : le musée des Beaux-Arts de Nancy

« Le sergent Blandan est le début du fil qui permet de dévider la pelote », explique Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy [17]. Pour elle, Blandan montre comment un objet, longtemps visible mais silencieux, peut soudain révéler l’impensé colonial.

Ce travail débouche sur Récits postcoloniaux, relecture des collections nancéiennes à la lumière de l’histoire coloniale européenne. En 2022, l’exposition Sur les traces du sergent Blandan explore la conquête de l’Algérie à travers cette figure militaire [18]. Les conservatrices et les élèves du lycée Jeanne d’Arc participent au projet, aux côtés de mon père et de moi-même. Une abondante iconographie coloniale circulait déjà au XIXe siècle : assiettes, jeux de l’oie, mouchoirs d’instruction… « Toute cette imagerie populaire glorifie la colonisation », rappelle la conservatrice Kenza-Marie Safraoui [19]. Parmi les œuvres exposées, la toile de Louis-Théodore Devilly, La Mort du Sergent Blandan (1882), qui représente la bataille de Béni-Mered. L’image met en scène le soldat agonisant, baigné d’une lumière qui dramatise son sacrifice.

Lecture du tableau et résistances silencieuses

Face à la toile de Devilly, je remarque quelque chose de troublant : pendant mes premières visites, je ne vois presque pas les corps algériens représentés au second plan. Mon regard se fixe sur la figure centrale du sergent, sa peau verdâtre, sa posture héroïsée. Cette cécité n’est pas anodine : elle dit la manière dont l’histoire coloniale, dans sa mise en scène visuelle, nous habitue à ne regarder que le récit du conquérant.

La chercheuse Zeynep Çelik souligne que les monuments coloniaux, en Algérie comme ailleurs, ont été conçus pour imposer physiquement une hiérarchie : « une forme d’art totalement étrangère aux normes locales et irrespectueuse de celles-ci ». Ses travaux montrent que face à ces statues, les Algériens ont souvent développé des pratiques de contournement symbolique – éviter le regard, renommer les lieux, minimiser le monument – pour retrouver un espace mental face à une présence intrusive [20].

Une orange à Boufarik : mémoire en creux

Zeynep Çelik rappelle un principe fréquent dans les villes postcoloniales : « La substitution implique une traduction simple : à un “héros” français est substitué un “héros” local [21]. » En plusieurs endroits d’Algérie, des figures de la résistance remplacent des généraux coloniaux.

Mais à Boufarik, l’histoire prend un autre chemin. La statue de Blandan n’est pas remplacée par une figure locale, mais par une orange géante, symbole agricole de la Mitidja. Le cheikh Badaoui – ce combattant dont la mémoire circule encore oralement – n’a pas droit à une statue monumentale : une place porte son nom depuis 2016, et un soldat inconnu, sobrement représenté, fait face à la mairie. C’est la résistance ordinaire, plus que le héros, qui est mise en avant.

Lorsque je retourne à Boufarik pour mon enquête, un habitant surnommé « Don Quichotte », qui a participé à la destruction de la statue en 1962, m’accompagne. Devant l’orange géante, il sourit : « C’est une orange amère. » Puis son ton devient grave. Il regrette le départ de la statue : « Elle nous aurait aidés à raconter l’histoire [22]. »

Cette phrase me frappe. Elle dit la difficulté de raconter un passé traumatique, mais aussi le besoin de disposer de supports pour transmettre la mémoire. La chercheuse Susan Slyomovics confirme ce manque : « En histoire de l’art, il est convenu que les statues appartiennent au pays où elles sont érigées. C’est un manque pour les Algériens, qui auraient pu choisir l’usage de ces objets – musée, espace public, lieu d’enseignement. » Pour elle, l’absence de discussion sur le sort des statues dans les accords d’Évian relève d’une « spoliation symbolique » qui pourrait justifier une demande de restitution [23].

Interroger les passants : que voient-ils vraiment ?

Dans l’espace public, Blandan n’est qu’une apparence, mais parlante, lorsqu’on l’interroge. Elle dit la manière dont la France regarde – ou refuse de regarder – son histoire coloniale. Le philosophe Achille Mbembe rappelle que les monuments coloniaux n’étaient pas « des artefacts esthétiques destinés à l’embellissement des villes », mais des « manifestations de l’arbitraire absolu », expression d’une « forme de terreur raciale ». Il ajoute qu’il ne s’agit pas forcément de les détruire, mais de dire la vérité sur ce qui s’est passé, pour qu’ils deviennent un point d’appui critique [24].

Pour comprendre la perception locale, j’ai interrogé les passants près de la statue, dans le quartier Artem, pôle universitaire à Nancy. Peu connaissent l’histoire du monument. L’historienne Jacqueline Lalouette l’a souvent constaté : « Tout le monde se fiche des statues. Personne ne les regarde [25]. » Quand j’explique la provenance de la statue et son rôle dans la conquête de l’Algérie, les réactions varient : surprise, gêne, indifférence, parfois colère. J’évoque aussi des solutions adoptées ailleurs : plaques explicatives (comme à Bordeaux pour les rues liées à la traite négrière), procès symboliques (comme celui intenté contre le conquistador Belalcázar en Colombie), contre-monuments, parfois éphémères, qui déplacent le regard. À Nancy, ces pistes ouvrent une question simple : comment rendre lisible ce que l’histoire a rendu invisible ?

La Table de désorientation : un contre-monument

Que faire d’une statue que le politique interdit de déboulonner ? Avec Kenza-Marie Safraoui, conservatrice du patrimoine, et Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy, nous avons imaginé une adresse poétique et politique au fantôme : la Table de désorientation.

Dressée verticalement à la taille réelle du sergent (1,59 m), cette table circulaire en métal porte un texte que j’ai écrit, traduit en arabe par la poétesse Lamis Saïdi et ponctué d’un passage en tamazight. Elle offre une contre-histoire du sergent Blandan et inscrit le nom du cheikh Badaoui, « le combattant qui eut l’honneur de l’abattre ». Le métal poli fait miroir : il reflète le visage du lecteur, l’invitant à combler les blancs de l’Histoire et à interroger l’impensé colonial.

Ce contre-monument s’inscrit dans une logique d’anti-monument, refusant la verticalité du héros. Il invente un autre langage mémoriel. Il offre aux colonisés et à leurs descendants un espace où leur mémoire peut émerger et s’inscrire dans l’histoire collective.

Le podcast « La statue du sergent Blandan » (Arte Radio), que j’ai réalisé, constitue le prolongement sonore de l’installation [26]. On y entend comment Blandan et mon père, l’un « héros » colonial, l’autre exilé, sont liés par l’histoire, à la vie comme à la mort.

La statue du sergent Blandan à Nancy.

Mémoire incarnée

La Table de désorientation est née d’une mémoire intime : une peur d’enfant, un souvenir familial, des récits longtemps empêchés. L’histoire individuelle devient matière commune. Ce qui relevait de la douleur tue prend forme dans l’espace public.

En inscrivant ce récit dans le paysage urbain, il ne s’agit pas de réparer une mémoire blessée – est-ce seulement possible ? – mais d’ouvrir un lieu où les histoires coloniales puissent être dites, lues, réfléchies, à l’endroit même où elles furent effacées. Cette incarnation de la mémoire dans la matière – le métal, la lumière, le texte – fait de cet anti-monument un manifeste : celui de la possibilité d’un ancrage pour les histoires silenciées en France.

Réalisée avec le designer Colin Ponthot, les typographes Redouan Chetuan et Romain Morieux, les apprentis de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Maxéville et les étudiants de l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad), la Table de désorientation a été inaugurée le 6 novembre 2025 en présence du maire de Nancy, Matthieu Klein. Cette inauguration marque un tournant : pour la première fois, la ville reconnaît la place des mémoires coloniales et postcoloniales dans l’espace public.

Mange ton orange et parle

Ce jour-là, j’ai voulu rompre avec le silence hérité. Avec mon père, nous avons distribué des oranges aux passants, dont beaucoup étaient algériens, datées du jour de l’inauguration.

Un geste simple, presque enfantin. Un renversement.

« — Mange ton orange… et parle. »

Dorothée Myriam Kellou

Notes

[1] « La statue de Colston exposée dans un musée de Bristol ou le destin à inventer des statues déboulonnées », France Culture, 10 juin 2021.
[2] Louis Boy, « Déboulonner, expliquer, remplacer… Pourquoi les statues ont pris une place monumentale dans le combat contre le racisme », Franceinfo, 19 juin 2020.
[3] Nathalie Funès, « Femmes et enfants asphyxiés : le scandale des “enfumades” du Dahra pendant la conquête de l’Algérie », in Le Nouvel Observateur, 15 décembre 2019.
[4] Eugène Perret, Les Français en Afrique. Récits algériens, Paris, B. Bloud, 1902.
[5] « Le Sergent Blandan ! Chant dramatique… », paroles de E. Andréol, musique de Th. Poret.
[6] Entretien avec Kamel Otmani, descendant par alliance du cheikh Badaoui, novembre 2024.
[7] Entretien avec Susan Slyomovics, 11 octobre 2024.
[8] Entretien avec Kamel Otmani, op. cit.
[9] Entretien avec Malek Kellou pour Arte Radio, Nancy, septembre 2024.
[10] Zeynep Çelik, « Colonial statues and their afterlives », in The Journal of North African Studies, vol. 25, n° 5, 2019, pp. 711-726. Le mot « statuomanie » a d’abord été forgé par le polémiste Auguste Barbier qui ironise, en 1846, sur la multiplication, partout en France des statues. Selon l’historien Maurice Agulhon, l’apogée de la statuomanie se situe, en France, entre 1870 et 1914.
[11] Zeynep Çelik, op. cit.
[12] Entretien avec Malek Kellou, op. cit.
[13] Nicolas Demassieux, « De Boufarik à Nancy… le sergent Blandan », in Nicopédies, 9 décembre 2022.
[14] Yves Le Flem, Aline Duret, « Faut-il déboulonner cette statue “qui glorifie la colonisation” ? La mairie du 1er propose une alternative », in Le Progrès, 8 novembre 2024.
[15] Malek Kellou, Lettre à mes filles, projet de film documentaire, 2008 (non publié).
[16] Fabien Sacriste. Les camps de regroupement en Algérie. Une histoire des déplacements forcés (1954-1962), Paris, Presses de Sciences Po, 2022.
[17] Entretien avec Susana Gállego Cuesta et Kenza-Marie Safraoui pour Arte Radio, septembre 2024.
[18] Guillaume Decourt, « Le musée des Beaux-Arts part sur les traces du sergent Blandan », in L’Est républicain, 21 juin 2022.
[19] Entretien avec Susana Gállego Cuesta et Kenza-Marie Safraoui, op. cit.
[20] Zeynep Çelik, op. cit.
[21] Ibid.
[22] Entretien avec « Don Quichotte », habitant de Boufarik, avril 2024.
[23] Entretien avec Susan Slyomovics, 11 octobre 2024.
[24] Achille Mbembe, « La colonie : son petit secret et sa part maudite », in Politique africaine, n° 102, 2006, pp. 101-127.
[25] Louis Boy, op. cit.
[26] Url : https://www.arteradio.com/son/la-st....

Autorisation de Dorothée Myriam Kellou pour publication sur le site de la 4ACG.

Édité par Gérard C


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